Les Érables du japon sont des arbres et arbustes à feuillage caduc. … Les Érables ont une structure plutôt arrondie mais toujours très graphique grâce à ses branches très denses, souples et très fines qui s’entrelacent à souhait.

Malgré leur nom asiatique, les érables du Japon peuvent s’intégrer dans n’importe quel style de jardin. Il faut dire que leurs caractéristiques leur confèrent divers avantages et qu’avec les nombreuses variétés existantes, vous êtes sûr de trouver votre bonheur.

Gare à l’argile !

Au Japon, les érables poussent en altitude sur des pentes volcaniques mouillées par des pluies régulières. Les sols argileux, détrempés en hiver, durs en été, sont loin de pouvoir offrir aux érables le milieu léger dans lequel les racines gardent un contact avec l’air. Dans un terrain lourd, il faut absolument créer une fosse de plantation. Courage : un trou d’un mètre cube est l’idéal. Il est rempli avec un substrat de culture particulièrement drainant : 30 % de billes d’argile, 30 % de bon terreau, 30 % de terre du jardin et 10 % de sable du Rhin. Mais si le terrain argileux est peu perméable en profondeur, les pluies abondantes de l’hiver s’accumulent et gorgent le sol, y compris la fosse de plantation. Dans de tels jardins, l’érable peut être planté sur une butte de substrat drainant, dans une rocaille par exemple. Mais il ne faut pas seulement favoriser un sol léger. Le substrat drainant doit aussi rester frais. Idéalement, les racines d’un érable japonais ne peuvent pas connaître la sécheresse sous peine de constater des dégâts au feuillage. Plutôt que d’arroser, le mieux est de pailler le sol autour de l’érable avec des feuilles mortes. Un peu d’ombre au cours de la journée sera apprécié par les variétés au feuillage fortement découpé. Attention aussi au vent qui peut également dessécher les fines feuilles.

Le mal secret

Comme si les conditions de culture n’étaient pas déjà suffisamment contraignantes, l’érable du Japon se révèle aussi particulièrement sensible à la verticilliose, une redoutable maladie cryptogamique présente dans certains sols. Seuls les pépiniéristes spécialisés mettent en garde leurs clients. Ce n’est pas en passant à la caisse d’une grande surface de jardinage qu’on pourra apprendre que le Verticillium est surtout présent dans les terrains où l’on a cultivé précédemment des pommes de terre et qu’il n’est donc pas indiqué d’y planter un érable japonais. Capable de se maintenir très longtemps dans la terre même en l’absence de plante hôte, le champignon pénètre dans l’érable via les racines, surtout celles qui sont blessées lors de la plantation. Le verticillium produit des toxines et bouche graduellement les vaisseaux conducteurs de sève. En plein été, on voit les feuilles d’une branche se flétrir et sécher en l’espace de quelques jours. En une saison, l’arbuste peut être mort. Si l’on coupe une branche touchée, on peut voir des stries vert olive ou brun foncé dans les cernes extérieures du bois. Des jardiniers dans l’ignorance de ce mal secret replantent un nouvel érable dans la même zone. Il est condamné dès que sa motte touche la terre.

En pot

Comment avoir le plaisir de contempler les couleurs d’un érable japonais malgré un sol argileux et la verticilliose ? En cultivant l’arbuste dans un grand pot rempli du substrat qui lui convient. Pour éviter les chocs hydriques en passant sans cesse du sec au mouillé, il faut un grand volume et une paroi ne transpirant pas l’humidité. Du plastique ou, beaucoup plus esthétique, une poterie dense de Toscane fait l’affaire. Pour éviter l’évaporation de l’eau sous le soleil et le vent à la surface du pot, le substrat est couvert avec un paillage comme des coques de cacao ou des paillettes de lin. Un peu d’engrais organique soutiendra la croissance au printemps. En pot, l’érable pourra dévoiler ses charmes sur un balcon de ville.

 

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